N’arrêtez jamais

Comme je l’ai indiqué dans ma présentation, j’ai commencé à l’âge de 12 ans. Adolescent, mon investissement et l’intensité de la pratique s’est intensifié au fil des ans. A 18 ans l’Aikido représentait 50% de tout ce qui m’intéressait dans la vie. Les 50 autres % étant partagés entre la photo, la quête de l’amour et ma scolarité. Pour des questions d’exemplarité vis-à-vis de la jeunesse, je ne vais détailler plus que cela.

 A 24 ans je suis partis à l’armée, j’ai rencontré la mère de mes deux premiers enfants et je suis donc devenu père peu après. Comme beaucoup j’ai cessé la pratique de l’Aikido dans cette phase qui a duré 3 ans. Malgré tout j’y pensais chaque semaine, mais trop pris dans cette nouvelle vie, je restais loin des tapis.

 J’ai finalement repris. Ça a été dur, tant physiquement que physiquement !

 Je m’explique :

          Physiquement car musculairement je m’étais relâché et qu’il a fallu se reconstruire.

          Physiquement car j’avais perdu mes sensations, mon corps avais oublié. Globalement, la tête se souvenait mais le corps avait oublié.

 Il m’aura fallu près de six moi pour me retrouver. Et encore, je vous dis cela sur la base d’un souvenir donc vraiment mesurable !

Trois ans plus tard, la vie se complique : une séparation, un nouveau job et une nouvelle compagne. Et voilà que j’arrête de nouveau. Cette fois ci ça durera 7 ans.

C’est en Afrique que je reviens sur le tapis, avec mes copains de Côte d’Ivoire que je salue. Evidement tout est reperdu, la musculature des cuisses, la souplesse, les sensations, tout quoi …. J’ai la chance à cette époque d’être dans un environnement ou je peux suivre 6 cours par semaines. Je retrouve tout et repars pour la grande quête.

Lorsque je rentre en France, il y a un peu plus de 5 ans aujourd’hui,  je commence les cours chez Toshiro SUGA. Jusqu’ à l’année dernière je travaille très régulièrement en suivant entre 4 et 5 cours par semaines.

L’an dernier, le travail a pris une place très importante et m’a éloigné de nouveau des tapis. Mais cette fois-ci je ne suis pas retombé dans le piège.

Chaque fois que cela a été possible, je suis quand même allé aux entrainements, même mort de fatigue, même enrhumé, même oppressé par ce travail trop présent.

 Et savez-vous ce que j’ai perdu cette fois ci ?

 A part ma ligne rien !

 Nous voilà donc ou je voulais en venir. Le fait de continuer même de manière irrégulière maintient votre musculature, votre souplesse, vos sensations et aussi votre niveau. Alors ….

 N’arrêtez jamais.

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Une réflexion sur « N’arrêtez jamais »

  1. ça libère aussi l’esprit, on garde donc une porte de sortie psychologique, une sorte d’évasion du quotidien… ça sonne un peu comme une drogue pour le coup…
    les arts martiaux ont ces deux « composantes » esprit et corps (dualité, unité c’est une autre question)

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